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DIEU RECONNAITRA LUCIEN
C'est l'heure où les novic(es) s'endorm(ent) sous votre fils, Où les doigts des deux mains ne dépass(e)ront pas dix. Au nom du derme, au nom du lisse Et de tes reins qu'un autre essuie, Ainsi sommes-nous les fils d'Elvis Et de quelques simples d'esprit. Ainsi, ainsi, ainsi sommes-nous : quelques jours de super, Des années d'ordinaire. J'ai torché leurs culs, Tremblé quand ils avaient la fièvre, Tiré les rois, les reines, Bouffé la fève ; Fait rire déguisé en barbu, Avec la hotte, l'chapeau pointu. Mais c'est plus des épreuves, C'est des bons à tirer. Ainsi, ainsi, ainsi sommes-nous : quelques jours de super, Des années d'ordinaire. Attiré vers le bas Avec du plomb dans les poches, Comment voulez-vous quj'rejoign(e) ceux den haut, Ceux qui en sont bordés, Qui nag(ent) dans vos vitraux, Qui ont des gueules d'apôtres, Des gueul(es) pas comm(e) les nôtres ? Ainsi, ainsi, ainsi sommes-nous : quelques jours de super, Des années d'ordinaire. Avec des ail(es) à faire pleurer les rar(es) delta-planes, Quj'en éternue d'voir tant dplumes, Moi qui n'connaît qu'cell(es) des danseuses. Leurs seins m'sont plus familiers, Mais y à pas à dire, Ca m'émeut d'voir les vôtres, Entourer votr(e) grand maigre. Ainsi, ainsi, ainsi sommes-nous : quelques jours de super, Des années d'ordinaire. Tout porte à croire, mais moi j'porte à gauche, Au bout du couloir où la lumière vous fauche. Seul dans la rangée, Oui, là, sous les vitraux, Moi, c'est vitreux, lregard d'épagneul Abonné chez absent. J'vous dit sûrement quequ(e) chose J'suis venu en confiance, L'mec qui est à l'entrée ml'a répété : Dieu reconnaîtra Lucien, Dieu reconnaîtra Lucien. Paroles & Musique : Richard Gilly |
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