ZUYDCOOTE COTE


Blanche, la fille qui dort
Sur les plag(es) du Nord
A l'mêm(e) profil que son décor.
Anatomiqu’ment,
C'est pas la bomb(e) que l'on attend,
C'est juste une rid(e) sur le séant.

Va falloir que j’m'éloigne
À la nage, à la rame...

Pourquoi s'attacher
À l'envelopp’ tâchée
De rousseur, de parfum bon marché
Dans ce drôl(e) de lagon
Où les frit(es) ont des noms,
Où les marins ont tous des pompons ?

Va falloir que j’m'éloigne
À la nage, à la rame...

De vrais faux cils qui vous ventil(ent) sans cesse,
Des paupières lourd(es) qu'elle monte et qu'ell’ rabaisse…
J'suis décoiffé, tout du cacatoès,
J'répèt(e) son nom sur une patte et j'm'affaisse.

Ni les fusées de détresse
Et les paquets d'SOS
Ne la f(e)ront changer d'adresse ;
Elle pêch(e) les cœurs au harpon
Dans un(e) bassin(e) qui’ a pas d'fond.
Y'a photo avec la pendaison.

Va falloir que j’m'éloigne
À la nage, à la rame...

Blanche, la fille qui dort
Sur les plag(es) du Nord,
À l’mêm(e) profil que son décor.
Anatomiqu’ment
C'est pas la bomb(e) que l'on attend,
C'est juste une rid(e) sur le séant.



Paroles & Musique : Richard Gilly